Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Ce matin, je voyais sur internet un magasin annonçant qu’il avait dû fermer ses portes à cause de circonstances hors de son contrôle telles que l’économie, la concurrence des grandes surfaces, l’internet, les politiciens en place, etc. Il encourageait par la suite les gens à acheter local de façon à éviter la fermeture d’autres commerces locaux.

Bien que je sois 100% pour l’achat local, je me questionne surtout à savoir qu’est-ce que les gestionnaires de ce magasin ont fait pour le maintenir ouvert, outre blâmer des circonstances extérieures.

Peut-être ne se sont-ils pas rendus compte que bien des choses avaient changé au cours des 30, 10 et surtout 5 dernières années?
Au début des années 80, on nous promettait pour l’an 2000 ce qu’ils appelaient “la société des loisirs”. Selon ces futurologues, nous n’aurions qu’à travailler une quinzaine d’heures par semaine et passer le reste du temps à nous amuser.

Leur raisonnement était tout à fait logique: avec l’accessibilité aux nouvelles technologies telles que les télécopieurs et la micro-informatique, nous allions pouvoir effectuer le même travail en beaucoup moins de temps. Que faire avec les heures qui nous restent? Nous amuser voyons donc!

Ils n’avaient pas prévu que les clients deviendraient alors plus exigeants. Qu’ils en voudraient plus et plus rapidement. Qu’ils seraient maintenant en mesure de comparer rapidement nos produits et services avec des compétiteurs que nous ne connaissions même pas!

Bref, ils n’avaient pas prévu les effets réels de la technologie sur nos entreprises.

De retour à ma question initiale: Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Parce que si mal gérée, l’évolution de la technologie n’est qu’un des nombreux facteurs qui contribuent à la complexification de notre organisation et ainsi à affaiblir notre entreprise.

En voici quelques symptômes:

  • incapacité à répondre rapidement à des situations complexes ou inattendues;
  • pertes de temps;
  • les informations se perdent ou ne sont pas utilisées de façon optimale;
  • employés frustrés;
  • flou quant aux procédures exactes à suivre dans certaines situations;
  • les rôles de chacun ne sont pas bien définis.

Vous reconnaissez-vous dans une ou plusieurs de ces situations? Si oui, il est peut-être temps de simplifier ce que vous faites en commençant par votre utilisation de la technologie.

Demandez-vous simplement:

  • Est-ce que cette technologie répond à un besoin que j’ai ou est-ce que je me suis créé un besoin avec cette technologie (Facebook, nouveau téléphone aux 6 mois, etc.)?
  • Ai-je vraiment besoin de la nouvelle version quand la version actuelle fait l’affaire?
  • Est-ce que j’utilise cette technologie de façon optimale?
  • Est-ce que cette technologie créé des doublons dans mon organisation?
  • Est-ce que cette technologie s’incorpore bien dans l’entreprise ou est-ce que ça me génère plus de travail?

Même Steve Jobs, le symbole même de l’évolution des technologies, préférait utiliser un crayon et un papier lorsque venait le temps de créer ses fameuses présentations de produits alors qu’il disposait de logiciels permettant de faire le travail. Il savait quand utiliser la technologie et quand ne pas l’utiliser.

Ne vous méprenez pas: j’adore la technologie. Il faut cependant l’utiliser pour ce qu’elle est: un outil qui nous permet d’améliorer notre situation tout en nous simplifiant la vie.

En affaires, la technologie est comme de l’eau: on en a besoin pour survivre mais il y a aussi danger de s’y noyer.